L'article L123-6 du code de l'urbanisme stipule que « à compter de la publication de la délibération prescrivant l'élaboration du Plan Local d'Urbanisme, l'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délais prévus à l'article L111-8 sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan. »
Cette possibilité s'applique exclusivement aux révisions du PLU et ne concerne pas les modifications ou révisions simplifiées.
Deux éléments essentiels caractérisent cette procédure :
Plusieurs décisions jurisprudentielles illustrent les applications de cette doctrine, notamment concernant les zones naturelles, les extensions volumétriques, les ZAC ou les insuffisances de stationnement.
Le sursis à statuer expire après deux ans. À l'expiration, le demandeur dispose de deux mois pour confirmer sa demande, et l'autorité a deux mois pour statuer.
/ Questions fréquentes /
À compter de la publication de la délibération prescrivant l'élaboration du PLU, sur des demandes de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan. Cette possibilité vise les révisions du PLU, pas les modifications.
La réflexion sur le PLU doit être avancée (rapport de présentation, PADD, zonage et objectifs en cours) et il faut justifier d'un conflit précis entre le projet et le futur plan.
Deux ans. À l'expiration, le demandeur dispose de deux mois pour confirmer sa demande et l'autorité de deux mois pour statuer.
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