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Urbakab

Plan d'architecte avec mètre ruban posé dessus pour le calcul des surfaces

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Surface de plancher et emprise au sol, ce qui compte et ce qui ne compte pas

Deux notions souvent confondues, qui déterminent pourtant le régime d'autorisation et ce que vous avez le droit de construire.

Mis à jour le 1er septembre 2026

/ En bref /

Deux mesures, deux usages différents

La surface de plancher mesure ce que vous construisez à l'intérieur, la surface habitable réelle du projet. L'emprise au sol mesure la trace au sol du bâtiment, vue du dessus. Les deux servent à calculer les seuils d'autorisation et à vérifier ce qu'un terrain permet encore de construire.

/ Les définitions /

Ce que chaque notion mesure

La surface de plancher

Somme des surfaces closes et couvertes de chaque niveau, calculée au nu intérieur des façades, avec une hauteur sous plafond d'au moins 1,80 mètre. Elle exclut les épaisseurs de murs, les vides et trémies, les aires de stationnement, les combles et sous-sols non aménageables, ainsi que l'épaisseur des isolants et des enduits en surépaisseur.

L'emprise au sol

Projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs compris, balcons et loggias notamment. Elle exclut les ornements, les modénatures, et les débords de toiture non soutenus par des poteaux ou des poutres. Comme l'ombre portée par le bâtiment lorsque le soleil est au zénith. Le PLU peut parfois préciser ou affiner cette notion.

Le coefficient d'emprise au sol

Certains PLU fixent un coefficient d'emprise au sol, un ratio qui plafonne la surface constructible par rapport à la surface du terrain. Un coefficient de 0,18 sur une parcelle de 500 m² autorise une emprise maximale de 90 m².

/ Les seuils /

Ce que le calcul déclenche

  • Moins de 5 m² : aucune formalité dans la plupart des cas
  • Entre 5 et 20 m² (40 m² en zone urbaine couverte par un PLU) : déclaration préalable
  • Au-delà : permis de construire
  • Au-delà de 150 m² de surface de plancher pour un particulier : recours à l'architecte obligatoire
  • Un coefficient d'emprise au sol dépassé bloque le projet même sous les seuils de surface de plancher
  • Une extension cumulée avec l'existant peut franchir un seuil

Ces seuils déterminent le choix entre déclaration préalable et permis de construire.

/ Questions fréquentes /

Ce qu'on demande le plus sur les surfaces

Un garage compte-t-il dans la surface de plancher ?

Non, les surfaces affectées au stationnement des véhicules sont exclues du calcul de la surface de plancher, même closes et couvertes.

Une terrasse compte-t-elle dans l'emprise au sol ?

Une terrasse de plain-pied non couverte ne compte pas. Une terrasse surélevée ou couverte peut compter selon sa hauteur et sa structure.

Comment calculer la surface de plancher d'un projet existant ?

En mesurant chaque niveau clos et couvert au nu intérieur des murs, puis en déduisant les surfaces exclues, stationnement, vides, combles non aménageables et surépaisseurs d'isolation.

Le coefficient d'emprise au sol s'applique-t-il partout ?

Non, seulement dans les communes dont le PLU fixe ce coefficient pour la zone concernée. Il faut vérifier le règlement de zone au cas par cas.

Qui calcule ces surfaces pour un dossier de permis ?

Le porteur du projet ou son mandataire, architecte ou professionnel monté le dossier. Une erreur de calcul est une cause fréquente de demande de pièces complémentaires ou de refus.

/ Aller plus loin /

Un calcul à vérifier avant de déposer ?

Urbakab chiffre le gabarit constructible d'un terrain dans le cadre d'une étude de faisabilité.